Devenir un informateur : le soupçon dans le diagnostic par l’entremise d’autrui

Cet article explore la façon dont les cliniciens sondent, déchiffrent et se méfient de la parole des proches des patients dans une clinique américaine spécialisée dans le diagnostic de la démence. À partir de l’observation de réunions de l’équipe médicale, je décris comment la confiance habituelleme...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/traces,
1. autor: Tessier, Laurence
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: Tracés 2016
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:Cet article explore la façon dont les cliniciens sondent, déchiffrent et se méfient de la parole des proches des patients dans une clinique américaine spécialisée dans le diagnostic de la démence. À partir de l’observation de réunions de l’équipe médicale, je décris comment la confiance habituellement accordée à ces « informateurs » est remise en question, transformant celui qui est perçu d’ordinaire comme un moyen de diagnostic en sujet d’un diagnostic. Cet article montre comment la méfiance envers l’informateur s’avère être une ressource, plutôt qu’un obstacle, pour le travail clinique. Face à un informateur soupçonné d’être « mauvais », les cliniciens utilisent ce qu’ils comprennent de sa « subjectivité » et des relations concrètes que le patient et le proche ont ensemble pour faire le diagnostic des troubles du patient ; cette étude montre alors que le diagnostic de la démence comprend une dimension relationnelle qui n’est donnée à voir que lorsqu’elle pose problème.