« Les Maghrébins seront Maltais ». L’ethnographe à la merci de ses « origines »

Cet article part de l’expérience d’enquête de l’ethnographe pour montrer qu’il peut sans cesse être ramené à ses « origines ». Bien que biographique et individuel, cet itinéraire décrit une forme d’expérience minoritaire vécue par toute une classe de personnes, les « gars de la cité issus de l’immig...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/traces,
Autor principal: Boukir, Kamel
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Tracés 2016
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Cet article part de l’expérience d’enquête de l’ethnographe pour montrer qu’il peut sans cesse être ramené à ses « origines ». Bien que biographique et individuel, cet itinéraire décrit une forme d’expérience minoritaire vécue par toute une classe de personnes, les « gars de la cité issus de l’immigration ». L’expérience minoritaire est envisagée ici sur un plan narratif, comme l’impossibilité d’échapper à l’histoire de l’immigration et de la banlieue. Tenu de répondre aux récits sur soi, l’ethnographe devient incapable de sortir de l’identité qu’on lui assigne. Ce soi encombré d’une trajectoire biographique repose sur une fiction fondatrice d’origine. Bien que né français sur le territoire métropolitain, l’ethnographe est obligé de composer avec le renvoi systématique à ses parents nés dans les anciennes colonies françaises. À rebours de la lutte pour la reconnaissance, l’article montre dans trois contextes institutionnels que l’expérience minoritaire procède d’un déni du droit de passer inaperçu.