Faire intervenir des êtres collectifs dans et par le discours. De l’usage des syntagmes nominaux à valeur collective dans les discours conservateurs allemand et britannique

À partir d’un corpus de discours institutionnels conservateurs allemands et britanniques prononcés par Angela Merkel et David Cameron, cet article s’attache au sens véhiculé par les syntagmes nominaux « le gouvernement », « la politique » et « l’État ». Une étude qualitative comparée de l’emploi de...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/traces,
Autor principal: Truan, Naomi
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Tracés 2015
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:À partir d’un corpus de discours institutionnels conservateurs allemands et britanniques prononcés par Angela Merkel et David Cameron, cet article s’attache au sens véhiculé par les syntagmes nominaux « le gouvernement », « la politique » et « l’État ». Une étude qualitative comparée de l’emploi de ces groupes nominaux montre que celui-ci ne relève pas seulement d’une dépersonnalisation ou d’une généralisation. En effet, leur usage va aussi de pair avec une volonté de démarcation, voire avec une inclusion de l’auditoire. Ces expressions peuvent ainsi donner lieu à des jeux d’adresse déguisés. Bien qu’elles relèvent, d’un point de vue linguistique, de la troisième personne exclue du couple dialogal je/tu, les expressions « le gouvernement », « la politique » et « l’État » peuvent référer à l’orateur ou à certains destinataires du discours politique (par exemple les opposant-e-s politiques). « Le gouvernement », « la politique » et « l’État » correspondent dès lors à un je, un nous ou un vous.