Des pouvoirs impersonnels ?
Les tentatives de conceptualisation du pouvoir sont majoritairement focalisées sur le pouvoir politique, plus précisément sur sa forme étatique. Elles n’accordent en revanche que peu d’attention à l’économie. Cette dissymétrie résulte de la conviction que l’économie moderne constitue un champ d’acti...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/traces, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Tracés
2015
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Les tentatives de conceptualisation du pouvoir sont majoritairement focalisées sur le pouvoir politique, plus précisément sur sa forme étatique. Elles n’accordent en revanche que peu d’attention à l’économie. Cette dissymétrie résulte de la conviction que l’économie moderne constitue un champ d’action autonome dont la logique échappe à la prise de sujets (individuels ou collectifs) susceptibles d’en assumer la responsabilité. La mondialisation contemporaine paraît conforter cette représentation. Une analyse différenciée de la notion de pouvoir, qui distingue ses formes directes et indirectes, suggère cependant de réviser la thèse aujourd’hui répandue selon laquelle les contraintes de l’économie condamneraient la politique à l’impuissance. Cette analyse implique de rompre avec le concept national-étatique de la politique en reconnaissant que la mondialisation transforme aussi bien les structures de la politique que celles de l’économie, au point que les frontières entre l’une et l’autre tendent à disparaître. |
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