Jeu, matérialité et politique chez Walter Benjamin
Pour quiconque souhaite relever le défi de penser le rapport entre pratique de jeu et matérialité, la pensée de Walter Benjamin (1892-1940) demeure une compagne de route fidèle. Dans ses travaux sur l’enfance, distribués entre remarques philosophiques générales, histoires sociale et culturelle du jo...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/traces, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Tracés
2015
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| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Pour quiconque souhaite relever le défi de penser le rapport entre pratique de jeu et matérialité, la pensée de Walter Benjamin (1892-1940) demeure une compagne de route fidèle. Dans ses travaux sur l’enfance, distribués entre remarques philosophiques générales, histoires sociale et culturelle du jouet et dialogues pédagogiques autour de l’émancipation de l’enfant, Benjamin esquisse une phénoménologie du jeu. Celui-ci doit se comprendre comme le berceau de plusieurs activités : épreuve de la matière et détournement du matériau, formation d’une expérience et genèse d’une imagination dialectique. Toutefois l’analyse de la matérialité du jeu ne se limite point à l’enfance ; dans ses travaux sur le xixe siècle, Benjamin fait du joueur de hasard l’un des « éclaireurs utopiques » de la modernité. Du jeu au jeu de hasard, de l’enfant au joueur, demeure une constante analytique : le jeu, dans le rapport qu’il suppose entre l’homme et les objets, l’individu et le temps, ouvre un espace pour l’exercice de la liberté. Ainsi le jeu n’est-il pas politique par son contenu, mais dans les rapports sociaux qu’il institue et désinstitue : c’est la principale consigne benjaminienne à une sociologie du jeu entendue comme sociologie de la culture. |
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