Les droits de l’homme : un cas limite pour le positivisme juridique

La tradition du positivisme juridique s’est longtemps montrée méfiante à l’encontre de la notion abstraite, et non juridique, de « droit ». Mais les choses ont commencé à changer après la Seconde Guerre mondiale et, plus encore, à partir des années 1960, quand les « droits de l’homme » se sont impos...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/traces,
第一著者: Zielinska, Anna
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Tracés 2014
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オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:La tradition du positivisme juridique s’est longtemps montrée méfiante à l’encontre de la notion abstraite, et non juridique, de « droit ». Mais les choses ont commencé à changer après la Seconde Guerre mondiale et, plus encore, à partir des années 1960, quand les « droits de l’homme » se sont imposés dans toute une série de discours très variés. Pour répondre à ce nouvel état de fait, Joseph Raz, théoricien et philosophe du droit contemporain, a proposé une lecture originale des droits de l’homme comme étant « sans fondements ». Le présent article retrace les positions de Raz, d’abord sur « les droits » tout court, puis sur « les droits de l’homme ». Ces deux étapes nous conduisent à une évaluation critique de l’approche de Raz. En effet, la théorie générale du droit de Raz ainsi que sa réflexion plus spécifique sur les droits sont censées aller au-delà des divisions classiques entre positivisme juridique et jusnaturalisme. Mais nous tâchons de montrer que la pertinence de cette distinction mérite d’être défendue, en particulier dans la perspective d’un recadrage de la pensée sur les droits de l’homme.