Michel Foucault, la philosophie et les sciences humaines : jusqu’où l’histoire peut-elle être foucaldienne ?

L’œuvre de Michel Foucault a pu être lue comme inaugurant une pratique révolutionnaire de l’histoire. Toutefois, les historiens qui se sont inspirés de ses travaux n’ont pas poussé jusqu’au bout la transformation de l’écriture de l’histoire qu’impliquait ce modèle. S’il revient à l’historiographie d...

Szczegółowa specyfikacja

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Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/traces,
1. autor: Hulak, Florence
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: Tracés 2013
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:L’œuvre de Michel Foucault a pu être lue comme inaugurant une pratique révolutionnaire de l’histoire. Toutefois, les historiens qui se sont inspirés de ses travaux n’ont pas poussé jusqu’au bout la transformation de l’écriture de l’histoire qu’impliquait ce modèle. S’il revient à l’historiographie d’examiner les difficultés conjoncturelles qu’a pu connaître la réception de Foucault, cet article se propose d’analyser les obstacles proprement épistémologiques à la pleine introduction de sa pensée en histoire. Il montre que, pour devenir véritablement foucaldienne, l’histoire devrait renoncer à son appartenance aux sciences humaines, c’est-à-dire à la fois à son statut de science, à l’étude du social et à la référence au réel. Le diagnostic que porte Foucault sur les sciences humaines ne saurait en effet épargner l’histoire, même s’il n’a jamais insisté sur ce point, préférant défaire l’ancrage de l’histoire dans les sciences humaines pour mieux l’associer à l’archéologie puis à la généalogie. Mais cette nouvelle alliance prive alors l’histoire de son propre régime de vérité, en la faisant dépendre de celui d’un discours philosophique.