Pour un structuralisme des passions
Dépasser vraiment l’antinomie des structures et de l’agence, c’est-à-dire sans oublier les structures ni tout accorder à l’acteur souverain, suppose de refaire la part des individus dans les structures. Le concept spinoziste de conatus s’y prête particulièrement bien puisqu’il désigne un pôle de pui...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/traces, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Tracés
2013
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Dépasser vraiment l’antinomie des structures et de l’agence, c’est-à-dire sans oublier les structures ni tout accorder à l’acteur souverain, suppose de refaire la part des individus dans les structures. Le concept spinoziste de conatus s’y prête particulièrement bien puisqu’il désigne un pôle de puissance individué mais déterminé par des affections extérieures seulement à poursuivre tel objet de désir ou à adopter tel comportement. Ce sont des choses sociales – institutions, structures, rapports sociaux – qui sont les origines de ces affections et qui le plus souvent déterminent le conatus à des poursuites conformes à leurs normes. Jusqu’à ce que institutions ou structures se rendent littéralement odieuses, c’est-à-dire produisent dans les individus des affects de rejet colérique qui les déterminent cette fois à se retourner contre elles. Ainsi les passions sont-elles le tiers terme entre structures et actions individuelles. Et les structures ne sont pas éternelles, car il leur arrive d’affecter les individus trop tristement pour que ceux-ci ne se retournent pas contre elles. |
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