L’esthétique sociale entre philosophie et sciences sociales
Cet article propose une réflexion sur le rapport entre philosophie et sciences sociales dans une perspective philosophique. Il prend pour point de départ un programme de recherche nommé « esthétique sociale », dans lequel convergent différentes disciplines telles que la sociologie, la littérature et...
Sparad:
| I publikationen: | URI:https://journals.openedition.org/traces, |
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| Huvudupphovsman: | |
| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
Tracés
2013
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | Cet article propose une réflexion sur le rapport entre philosophie et sciences sociales dans une perspective philosophique. Il prend pour point de départ un programme de recherche nommé « esthétique sociale », dans lequel convergent différentes disciplines telles que la sociologie, la littérature et l’histoire des arts. La validité problématique de cette recherche est illustrée par une série d’exemples de phénomènes esthético-sociaux, tels que le style de vie, le prestige, le luxe, tous situés à l’intersection des domaines de compétence des sciences sociales et de l’esthétique entendue aussi bien comme théorie de la perception (aisthesis) que comme théorie des arts. Une fois l’esthétique sociale définie comme un savoir ayant pour objet « la manifestation sensible du social », l’article s’interroge sur le modèle de connaissance particulier produit par cette collaboration entre disciplines ainsi que sur le rôle qu’y joue la philosophie. Dans le respect de la légitimité des frontières comme des compétences spécifiques des sciences sociales, sans prétendre exercer un quelconque magistère sur elles, bien au contraire, la philosophie se veut ici un « savoir de synthèse » : elle se donne pour tâche de connecter entre elles et de structurer en un tout cohérent les connaissances empiriques offertes par les sciences sociales. Cet effort de problématisation, d’homogénéisation et d’articulation, propre à la démarche philosophique, est complété par le recours à une approche historico-généalogique, illustrée par l’exemple de l’histoire de la partition disciplinaire entre esthétique et économie qui remonte au XVIIIe siècle. Dans cette analyse, la philosophie démontre son potentiel critique : elle permet de remettre en question des a priori qui organisent la conception actuelle du savoir, notamment les oppositions entre utile et inutile, nécessité et gratuité, de même qu’elle relie des sphères de réalité apparemment très distantes les unes des autres. |
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