Les numéros de téléphone portable qui tuent. Épidémiologie culturelle d’une rumeur transnationale
L’article porte sur une rumeur, apparue au Nigeria en 2004 et largement diffusée en Afrique et en Asie, selon laquelle certains numéros de téléphone portable provoqueraient la mort subite de ceux qui répondent à l’appel. Après avoir retracé la diffusion internationale de la rumeur, l’article montre...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/traces, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Tracés
2012
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | L’article porte sur une rumeur, apparue au Nigeria en 2004 et largement diffusée en Afrique et en Asie, selon laquelle certains numéros de téléphone portable provoqueraient la mort subite de ceux qui répondent à l’appel. Après avoir retracé la diffusion internationale de la rumeur, l’article montre que cette histoire de numéros tueurs exploite une inquiétude inhérente à la communication téléphonique : la menace des appels anonymes. Alors que les numéros tueurs font leur apparition en Afrique comme une forme inédite de sorcellerie, en Asie, cette version sorcellaire cède la place à une nouvelle variante : un virus téléphonique serait à l’origine du phénomène. L’article propose en définitive une épidémiologie culturelle de la rumeur attentive aux circonstances locales qui permettent de rendre compte de ses variantes régionales, mais aussi aux facteurs plus généraux qui expliquent sa diffusion et sa stabilité relative à l’échelle internationale. |
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