Des juridictions d’exception pour « protéger » et « redresser » la jeunesse ? Les tribunaux pour mineurs sous la dictature franquiste (1939-1975)
Dans le sillage des autres pays occidentaux, l’Espagne met en place en 1918 des tribunaux pour enfants dont le but est de séparer les mineurs des adultes et de les protéger, de les rééduquer plutôt que de les punir. De fait, ce modèle judiciaire dit « protecteur » institue des juridictions qui dérog...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/traces, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Tracés
2011
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Dans le sillage des autres pays occidentaux, l’Espagne met en place en 1918 des tribunaux pour enfants dont le but est de séparer les mineurs des adultes et de les protéger, de les rééduquer plutôt que de les punir. De fait, ce modèle judiciaire dit « protecteur » institue des juridictions qui dérogent aux principes du droit commun et ne fournissent pas aux mineurs les mêmes garanties de procédure qu’aux adultes. Le but de cette étude est de montrer en quoi le franquisme accentue et utilise le caractère exceptionnel de ces juridictions (procédure et normes différentes de celles en vigueur dans les tribunaux pour adultes, compétences qui tiennent à la fois de la répression et de la protection, criminalisation de conduites non délictuelles) pour en faire un outil répressif, de contrôle social et de transmission de ses valeurs. À la lumière du cas espagnol, il s’agit de préciser la nature des liens qu’entretiennent des juridictions d’exception avec un régime dictatorial. |
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