La description des violences féminines dans les archives criminelles au xvie siècle
Comment l’institution judiciaire enregistre-t-elle les violences féminines au xvie siècle ? En analysant les conditions d’enregistrement et les procédés de mise en récit, l’étude interroge le poids des stéréotypes d’infériorisation des femmes dans la description des violences féminines. L’échelle d’...
Sparad:
| I publikationen: | URI:https://journals.openedition.org/traces, |
|---|---|
| Huvudupphovsman: | |
| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
Tracés
2012
|
| Ämnen: | |
| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | Comment l’institution judiciaire enregistre-t-elle les violences féminines au xvie siècle ? En analysant les conditions d’enregistrement et les procédés de mise en récit, l’étude interroge le poids des stéréotypes d’infériorisation des femmes dans la description des violences féminines. L’échelle d’observation privilégiée est celle de la justice subalterne de Saint-Germain-des-Prés, tribunal de proximité qui traite d’affaires de petite délinquance dans lesquelles les femmes apparaissent comme des actrices de la violence ordinaire. Sans pour autant renverser la dissymétrie numérique traditionnelle entre les violences masculines et les violences féminines, les récits judiciaires mettent en avant les caractères spécifiques de celles-ci ; commises le plus souvent sans armes, ces violences sont cependant décrites comme impressionnantes parce qu’elles semblent menacer l’ordre patriarcal. Elles participent pourtant certainement du processus de désarmement et de pacification des comportements dans la capitale dès le début des temps modernes. |
|---|