Une science sociale critique peut-elle être utile ?
Au cours des dernières décennies, la critique s’est trouvée prisonnière, dans les sciences sociales, d’une alternative qu’on a parfois formulée en termes de sociologie critique vs sociologie de la critique, renvoyant d’un côté à une lecture marxiste visant à dévoiler ce que les rapports de dominatio...
保存先:
| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/traces, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Tracés
2011
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Au cours des dernières décennies, la critique s’est trouvée prisonnière, dans les sciences sociales, d’une alternative qu’on a parfois formulée en termes de sociologie critique vs sociologie de la critique, renvoyant d’un côté à une lecture marxiste visant à dévoiler ce que les rapports de domination masquent et de l’autre à une approche pragmatiste considérant à l’inverse le point de vue des acteurs comme pertinents. En reprenant la métaphore de la caverne, il s’agit ici de montrer que le chercheur en sciences sociales n’est ni au-dehors dans une hautaine radicalité ni au-dedans au risque d’une compréhension complaisante, mais sur le seuil, là où il est tenu de faire des allers et retours entre le dehors et le dedans. À partir d’une étude de cas sur le monde humanitaire dans le conflit israélo-palestinien, une esquisse est proposée de ce que pourrait être une pensée critique à la fois respectueuse de l’intelligence sociale des agents et exigeante sur la liberté intellectuelle du chercheur. |
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