Punition, liquidation, prévention : un nouveau rapport à l’histoire ?
Nous voudrions approfondir les trois moments du mouvement de judiciarisation qui a marqué ces dernières décennies et qui nourrissent une sorte de philosophie implicite de l’histoire : celui de la punition tout d’abord avec l’affirmation d’une justice pénale internationale depuis le procès de Nurembe...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/traces, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Tracés
2011
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Nous voudrions approfondir les trois moments du mouvement de judiciarisation qui a marqué ces dernières décennies et qui nourrissent une sorte de philosophie implicite de l’histoire : celui de la punition tout d’abord avec l’affirmation d’une justice pénale internationale depuis le procès de Nuremberg ; celui, plus récent, de liquidation qui s’illustre par la vague contemporaine de réparations de la colonisation, l’esclavage ou la déportation, considérées comme source de préjudices, et donc de dettes ; liquidation doit être ici pris dans le double sens d’évaluation en argent et de terminaison (on « liquide » le passé en le convertissant en un ensemble de dettes qui doivent être payées, en espérant – sans toujours en être bien conscient – un avenir libéré de toutes dettes). Une telle judiciarisation se marque enfin par une pensée de la prévention de l’histoire, et notamment des génocides. Mais dans quelle mesure est-il possible de réparer judiciairement ce qui relève du passé et de la mémoire ? Le jugement de l’histoire relève-t-il d’une compréhension historienne des faits ou de logiques très différentes (juridiques ou mercantiles par exemple) ? |
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