La monnaie : les bases naturelles d’une institution

Comment la monnaie a-t-elle émergé ? Les économistes proposent classiquement une définition de la monnaie en termes de réalisation de trois fonctions fondamentales (moyen d’échange, unité de compte et réserve de valeur). Une fois qu’on se concentre sur ces aspects fonctionnels, il est naturel de pou...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/traces,
1. autor: Bourgeois-Gironde, Sacha
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: Tracés 2011
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:Comment la monnaie a-t-elle émergé ? Les économistes proposent classiquement une définition de la monnaie en termes de réalisation de trois fonctions fondamentales (moyen d’échange, unité de compte et réserve de valeur). Une fois qu’on se concentre sur ces aspects fonctionnels, il est naturel de poursuivre une définition de la monnaie reposant essentiellement sur une convention entre agents sociaux capables de s’accorder et de communiquer. Le fait social monétaire est alors dépendant de conditions institutionnelles d’arrière-plan. Searle, en particulier, propose un modèle de cette relation de dépendance qui implique de manière cruciale le langage. Nous proposons une approche différente dans laquelle la valeur d’un stimulus monétaire (une pièce de monnaie par exemple) n’est pas dépendante de faits institutionnels préalables. Notre hypothèse, basée sur des observations empiriques, est que la reconnaissance qu’une pièce de monnaie est pourvue ou pas de pouvoir d’achat n’est pas un processus, du point de vue psychologique et neuronal, qui est dépendant du décodage préliminaire d’aspects symboliques et conventionnels par ailleurs associés à cette pièce. Nous faisons l’hypothèse que l’émergence et le succès culturel de la monnaie a été rendu possible par le recyclage de voies neuronales associées au préalable, au cours de l’évolution, au traitement de catégories écologiques telles que les visages et la nourriture.