Fondre (pour) nos boîtes aux lettres, déplier leurs affordances
La boîte aux lettres est un objet quotidien qui reste le plus souvent inaperçu, sauf lorsque la nécessité d’envoyer une lettre, une mobilisation contre le retrait des services publics ou un dysfonctionnement nous amènent épisodiquement à y prêter attention. Il s’agit aussi d’un objet emblématique de...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/traces, |
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| Autori principali: | , , , |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Tracés
2026
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | La boîte aux lettres est un objet quotidien qui reste le plus souvent inaperçu, sauf lorsque la nécessité d’envoyer une lettre, une mobilisation contre le retrait des services publics ou un dysfonctionnement nous amènent épisodiquement à y prêter attention. Il s’agit aussi d’un objet emblématique des sciences sociales, utilisé pour expliquer la notion d’affordances. Dans ce double entretien, le président-directeur général de la Fonderie Dejoie, qui produit les boîtes aux lettres de La Poste depuis 1949, Laurent Lécole, et le designer qui a dessiné pour Dejoie la dernière génération de boîtes aux lettres, Emmanuel Cairo, explicitent les choix et les contraintes qui façonnent les boîtes postales installées, en France, dans l’espace public. En descendant dans les plis de la matière (la légèreté de l’aluminium, le caractère réticulé de la surface, les qualités perceptives de la couleur, etc.), nous verrons apparaître des enjeux politiques plus ou moins insoupçonnés, dont l’ouverture des services européens à la concurrence, le souci des conditions de travail des postières, la protection des correspondances, la sécurité en ville ou encore le signalement de la présence de l’État. |
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