Éprouver la domination. Par-delà le travail émotionnel
Pour qui entreprend de réfléchir à l’expérience sensible de la domination, la référence aux travaux de Arlie Hochschild et à son concept de travail émotionnel est désormais incontournable. Ces analyses, qui mettent au jour une forme jusqu’alors invisible d’exploitation basée sur le contrôle des émot...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/traces, |
|---|---|
| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Tracés
2025
|
| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Pour qui entreprend de réfléchir à l’expérience sensible de la domination, la référence aux travaux de Arlie Hochschild et à son concept de travail émotionnel est désormais incontournable. Ces analyses, qui mettent au jour une forme jusqu’alors invisible d’exploitation basée sur le contrôle des émotions, constituent une avancée majeure, au point de faire l’objet d’un usage routinisé. La présente note discute certains angles morts de cette approche séminale. D’abord, l’accent mis sur le travail émotionnel conduit à délaisser l’analyse de l’émotion et de ce qui la détermine, comme si elle ne relevait pas du social. Ensuite, le fait de concevoir le travail sur l’émotion sous un angle volontariste s’accompagne d’une faible attention à ses conditions de possibilité et d’effectivité, et laisse dans l’ombre tout ce qui façonne de manière inconsciente le vécu émotionnel. Enfin, la perspective de Hochschild donne peu de place à la manière dont la domination affecte les individus. |
|---|