Autour d’une double origine : histoire du capitalisme racial. Entretien avec Sylvie Laurent
Au cœur de l’histoire de l’Occident, la relation inaugurale entre race et capitalisme a été très tôt identifiée par les penseurs caribéens et africains-américains, depuis des sociétés où cette articulation est particulièrement sensible. Or, dès la fin du xviiie siècle, le capitalisme racial s’est no...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/traces, |
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| Päätekijät: | , , |
| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Tracés
2024
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Au cœur de l’histoire de l’Occident, la relation inaugurale entre race et capitalisme a été très tôt identifiée par les penseurs caribéens et africains-américains, depuis des sociétés où cette articulation est particulièrement sensible. Or, dès la fin du xviiie siècle, le capitalisme racial s’est noué en Amérique du Nord à une promesse démocratique. Dès lors, l’histoire des Amériques témoigne de cette intrication paradoxale du capitalisme et de la violence raciale d’un côté avec le fait démocratique de l’autre. C’est cette double – voire triple – origine qui est au cœur du travail de l’américaniste Sylvie Laurent dans son dernier livre, Capital et race (2024). À partir des principaux mythes intellectuels qui fondent les États-Unis, et plus largement l’Occident moderne, elle revient ainsi sur l’envers du récit de l’émancipation libérale : l’effacement d’une profonde opération de violence capitaliste et raciale. Ce dispositif fait de l’« origine des inégalités » modernes un récit impossible. |
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