Ce que « sociologiser le biologique » peut bien vouloir dire
Dans son dernier ouvrage, Bernard Lahire se propose de « sociologiser la biologie », en allant trouver des facteurs explicatifs de nature éthologique aux fondements des phénomènes sociaux. Formulé ainsi, le projet peine pourtant à se distinguer d’un programme classique de biologisation du social, ce...
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| Опубликовано в: : | URI:https://journals.openedition.org/traces, |
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| Главный автор: | |
| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
Tracés
2024
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| Предметы: | |
| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | Dans son dernier ouvrage, Bernard Lahire se propose de « sociologiser la biologie », en allant trouver des facteurs explicatifs de nature éthologique aux fondements des phénomènes sociaux. Formulé ainsi, le projet peine pourtant à se distinguer d’un programme classique de biologisation du social, certes débarrassé ici du déterminisme génétique, mais du même ordre que ceux développés par les diverses entreprises réductionnistes des cinquante dernières années. En effet, tant dans les références disparates maniées pour apporter la charge de la preuve, que dans la croyance en l’unité disciplinaire de « la » biologie par-delà les controverses qui peuvent la traverser, s’énoncent des arguments aussi définitifs que spéculatifs sur la nature de l’homme et les fondements de la société. Les importants programmes naturalistes contemporains, intéressés à bâtir une réflexion anthropologique interdisciplinaire, sont eux, pour la plupart, ignorés. |
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