Un terrain qui ne dit pas son nom. L’instabilité de la notion d’agroécologie et ses effets sur l’enquête
L’agroécologie est présentée en 2012 par le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll comme un projet mobilisateur pour écologiser l’agriculture française, sans pour autant que des attendus précis soient énoncés pour permettre sa mise en œuvre. Cet article prend pour objet la relation problématique...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/traces, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Tracés
2023
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| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | L’agroécologie est présentée en 2012 par le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll comme un projet mobilisateur pour écologiser l’agriculture française, sans pour autant que des attendus précis soient énoncés pour permettre sa mise en œuvre. Cet article prend pour objet la relation problématique entre le mot « agroécologie » et la chose qu’elle (ne) désigne (pas) et propose d’analyser plus spécifiquement les enjeux relatifs au déploiement d’un travail de terrain en contexte lexical instable. En croisant sociologie de l’action publique et sociologie agricole dans une perspective pragmatiste, l’autrice montre comment l’enquête bute sur l’absence d’usage du terme agroécologie par deux collectifs d’agriculteurs rhônalpins pourtant lauréats d’un appel à projets du même nom. L’article soutient que si les agriculteurs n’utilisent pas ce terme pour qualifier leurs pratiques, c’est parce que, pour le dire en termes pragmatistes, ils n’ont « rien à en faire ». |
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