Going hungry for Dyett : grève de la faim pour l’éducation publique à Chicago, don de soi et défense des intérêts de la « communauté »

La grève de la faim est régulièrement présentée comme un ultime recours de groupes dominés et socialement impuissants. Cette hypothèse est confrontée à l’étude d’un cas particulier, celui d’une grève de la faim déclenchée à Chicago en août 2015 pour s’opposer à la fermeture d’un lycée public, qui dé...

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Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/traces,
Autore principale: Petitjean, Clément
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Tracés 2022
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:La grève de la faim est régulièrement présentée comme un ultime recours de groupes dominés et socialement impuissants. Cette hypothèse est confrontée à l’étude d’un cas particulier, celui d’une grève de la faim déclenchée à Chicago en août 2015 pour s’opposer à la fermeture d’un lycée public, qui débouche sur la réouverture de ce dernier. Au-delà de son intérêt empirique, l’étude de cette bataille par la faim victorieuse invite à réinscrire l’analyse des transformations de la faim en ressource contestataire dans son contexte de production, marqué par la politisation des formes de violences imposées aux populations racisées, mais aussi à rapporter ce répertoire d’action aux agents sociaux qui le mobilisent, à leurs positions sociales et aux ressources dont ils disposent pour se poser en porte-parole d’intérêts plus larges.