« Mendiants thésauriseurs », « Diogènes » ou « Pluchkines » : travailler auprès de personnes vivant dans l’incurie en France
Dans ce dossier sont rassemblés des témoignages de professionnelles – infirmières, psychologue et sociologues de formation – travaillant au quotidien avec des personnes qui ont été diagnostiquées comme souffrant du « syndrome de Diogène ». Ce syndrome, qui fait encore l’objet d’une controverse nosog...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/traces, |
|---|---|
| Autori principali: | , |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Tracés
2020
|
| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Dans ce dossier sont rassemblés des témoignages de professionnelles – infirmières, psychologue et sociologues de formation – travaillant au quotidien avec des personnes qui ont été diagnostiquées comme souffrant du « syndrome de Diogène ». Ce syndrome, qui fait encore l’objet d’une controverse nosographique et clinique, est parfois défini comme un trouble associant une tendance à l’accumulation d’objets dénués de valeur d’usage (syllogomanie), une forte négligence de l’hygiène physique et domestique, ainsi qu’un isolement social prononcé. Une continuité particulière semble ainsi s’établir entre ces personnes et les choses déchues dont elles s’entourent, contamination à la fois symbolique et sensible (par les odeurs qui se transmettent au corps, par les vêtements négligés, etc.), jusqu’à les rendre ensemble « immondes » et « irrécupérables » aux yeux de l’entourage et du voisinage. Les témoignages recueillis ici permettent ainsi de questionner la mise en place, dans les discours comme dans les pratiques, d’un continuum entre des choses et des individus placés hors du monde, perçus et gérés comme ne pouvant y être réintégrés, ou alors au prix d’efforts obstinés. |
|---|