Réhabiliter les « éléments dangereux pour la société » ? La politique mémorielle à l’égard des internés administratifs en Suisse
Légitimés au nom de la moralisation de la vie publique, les internements administratifs pratiqués en Suisse jusqu’en 1981 ont pris pour cible des populations dont les conduites, bien que non délictueuses, n’en sont pas moins identifiées comme préjudiciables pour la collectivité. À ce titre, certaine...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/traces, |
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| Autors principals: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Tracés
2020
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| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Légitimés au nom de la moralisation de la vie publique, les internements administratifs pratiqués en Suisse jusqu’en 1981 ont pris pour cible des populations dont les conduites, bien que non délictueuses, n’en sont pas moins identifiées comme préjudiciables pour la collectivité. À ce titre, certaines populations ont été durablement reléguées au motif de leur caractère incorrigible. Amorcée au début du xxie siècle, une politique mémorielle entend réparer ce qui est désormais reconnu comme une injustice induite par des procédés arbitraires. La mise en perspective de ces deux moments historiques révèle que des aspects du passé doivent demeurer dans l’oubli pour qu’une condition victimaire puisse s’affirmer publiquement. |
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