Un sujet d’émerveillement
Tout en « inventant » la peau du caméléon en 1669, Claude Perrault s’inscrit dans une lignée d’auteurs qui, depuis l’Antiquité, ont fait de la « question naturelle » des changements chromatiques de la peau du caméléon un véritable sujet zoologique. Cette évocation topique, qui prend son origine dans...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/topiques, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Topiques, études satoriennes
2025
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Tout en « inventant » la peau du caméléon en 1669, Claude Perrault s’inscrit dans une lignée d’auteurs qui, depuis l’Antiquité, ont fait de la « question naturelle » des changements chromatiques de la peau du caméléon un véritable sujet zoologique. Cette évocation topique, qui prend son origine dans le portrait zoologique d’Aristote, va s’étoffer au fil du temps et gagner en narrativité. En effet, le caméléon fait partie depuis l’Antiquité des mirabilia, ces prodiges de la nature qui suscitent l’étonnement et l’admiration. Mentionner le sentiment d’émerveillement que suscitent les changements chromatiques de sa peau constitue une composante essentielle de ce topos, qui repose sur l’apparition fugace du sujet observateur émerveillé au sein de la description zoologique. Le xviie siècle représente pourtant un tournant dans l’écriture de la fascination pour un animal longtemps considéré comme fabuleux mais désormais délesté des légendes qui l’entouraient. Le merveilleux ne disparaît pas pour autant ; il change de nature, le merveilleux naturel se substituant au merveilleux surnaturel. |
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