Mieux comprendre l’émergence de nouvelles langues
Après un bref historique de l’utilisation de la notion de convergence essentiellement en études romanes et créoles (1.), je présenterai l’approche proposée par Kriegel et al. (2019) et je limiterai la convergence par rapport à d’autres notions centrales en linguistique de contact et en études créole...
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| Xuất bản năm: | URI:https://journals.openedition.org/tipa, |
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| Tác giả chính: | |
| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
TIPA. Travaux interdisciplinaires sur la parole et le langage
2021
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| Những chủ đề: | |
| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | Après un bref historique de l’utilisation de la notion de convergence essentiellement en études romanes et créoles (1.), je présenterai l’approche proposée par Kriegel et al. (2019) et je limiterai la convergence par rapport à d’autres notions centrales en linguistique de contact et en études créoles (2.). Ensuite, la contribution présentera une étude de cas (3.) : la marque du parfait (f)in/’n dans les créoles mauricien et seychellois. Il s’agit certes de « matériaux de construction » français parce qu’on y reconnaît la périphrase verbale française ‘finir de’. Cependant, le degré de grammaticalisation de (f)in/’n dans les créoles mauricien et seychellois est très élevé étant donné que cette marque fait partie du paradigme des particules TMA essentielles. Il n’en est pas de même dans les créoles français de la zone américano-caraïbe où la périphrase verbale ‘finir de’ a laissé des traces sans pour autant avoir connu une grammaticalisation poussée. Contrairement à Kriegel et al. (2019) qui présente un cas de convergence (la marque du réfléchi) en mettant l’accent sur la continuité avec les dialectes français, la présente contribution présente un cas de convergence (la marque du parfait) en insistant sur le rôle des langues parlées par les populations serviles dans l’océan Indien. Je montrerai que ces langues ont joué un rôle essentiel de catalyseur pour la grammaticalisation de (f)in/’n. L’interaction entre les langues en présence est d’autant plus remarquable qu’il s’agit de langues appartenant à des familles très différentes : d’un côté, les langues bantoues de l’Est et de l’autre côté le malgache, langue austronésienne. Dans le domaine de l’expression du parfait (ou de la complétivité), les locuteurs malgaches, puis les locuteurs de langues bantoues de l’Est auraient perçu des similarités (Jarvis & Pavlenko, 2008) entre leur langue première et la langue cible de leur apprentissage, le français en train de se transformer en créole au cours du 18e siècle. Pour l’évolution de la marque (f)in/’n, je propose donc de parler de double convergence dans l’évolution du français vers le créole mauricien, convergence avec le malgache et avec les langues bantoues de l’Est parlées par les populations serviles. |
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