Déclaration ou question ?

Cette étude pilote se donne pour but d’examiner la perception de l’intonation interrogative et déclarative par des étrangers apprenant le français. Pour y parvenir, des phrases comportant trois types de difficultés syntaxiques/lexicales ont été enregistrées deux fois par deux locuteurs natifs du fra...

Descripció completa

Guardat en:
Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/tipa,
Autors principals: Faraco, Martine, Cavé, Christian
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: TIPA. Travaux interdisciplinaires sur la parole et le langage 2013
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:Cette étude pilote se donne pour but d’examiner la perception de l’intonation interrogative et déclarative par des étrangers apprenant le français. Pour y parvenir, des phrases comportant trois types de difficultés syntaxiques/lexicales ont été enregistrées deux fois par deux locuteurs natifs du français, une fois avec une intonation déclarative et une fois avec une intonation interrogative. Les phrases ont été écoutées par des apprenants de niveaux de compétence en français différents et par des locuteurs natifs du français. La tâche des participants était alors de décider si chaque phrase entendue était une déclaration ou une question. Les réponses et temps de réponse ayant été enregistrés, les résultats ont montré que, pour tous les auditeurs, les phrases interrogatives ont été identifiées en moyenne 100 ms plus vite que les phrases déclaratives et que les phrases simples ont été traitées plus vite que les phrases présentant une difficulté. À l’instar des locuteurs natifs, les apprenants se sont montrés capables de distinguer les deux types d’intonation. Toutefois, ont été notées quelques nettes différences dans le temps de réponse entre apprenants et locuteurs natifs ainsi qu’entre apprenants de différents niveaux de compétence. Plus précisément, dans le groupe des locuteurs non-natifs, les apprenants plus compétents en français ont répondu significativement plus vite que ne l’ont fait les moins compétents.