L’intégration des fans dans les stratégies de valorisation de contenus contribue-t-elle au développement des « industries créatives » ?
L’objet de cet article concerne la mise en évidence de caractéristiques relevant des « industries créatives » au sein de la filière du cinéma et de l’audiovisuel. Nous considérons que le développement du web collaboratif au sein des filières culturelles et médiatiques participe activement à l’insta...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/ticetsociete, |
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| מחבר ראשי: | |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| יצא לאור: |
Tic & société
2011
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| נושאים: | |
| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | L’objet de cet article concerne la mise en évidence de caractéristiques relevant des « industries créatives » au sein de la filière du cinéma et de l’audiovisuel. Nous considérons que le développement du web collaboratif au sein des filières culturelles et médiatiques participe activement à l’instauration de valeurs économiques et symboliques proches des « industries créatives » (Bouquillion, Matthews, 2010). L’activité renouvelée du fan ou « consommateur créateur » est l’une de ces valeurs. Notre hypothèse est qu’une idéologie proche de « l’user empowerment » (Jenkins, 2006) tant à s’instaurer dans la filière du cinéma et de l’audiovisuel. Elle peut se lire au travers des représentations de professionnels. À ce titre, notre terrain s’appuie sur les analyses de discours d’acteurs sollicitant des bloggeurs de cinéma dans des stratégies de promotion de contenu. La première partie montre combien les « fans » sont attendus pour valoriser, voir renouveler la compétitivité de leurs services. Un procès « d’idéologisation » (Mœglin, 1998) s’esquisse autour des valeurs d’une « économie 2.0 ». Contribue-t-elle à une « préparation des esprits et des marchés » (La Haye, Miège, 1984) de cette filière vers les « industries créatives » ? Une seconde partie discute deux enjeux de cette « idéologisation » : la construction d’une figure néolibérale du fan et le procès de « culturisation » (Lash, Lury, 2007) des biens issus des industries de la consommation. |
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