Activisme politique et gouvernance au Niger : nature et formes de la répression numérique
Autant l’activisme numérique s’est renforcé ces dernières années sur le continent africain avec l’expansion du téléphone portable et des réseaux sociaux, autant les gouvernements dictatoriaux ou autoritaires ont adapté leurs méthodes de répression à la nouvelle situation. On le voit surtout dans l’u...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/ticetsociete, |
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| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Tic & société
2024
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Autant l’activisme numérique s’est renforcé ces dernières années sur le continent africain avec l’expansion du téléphone portable et des réseaux sociaux, autant les gouvernements dictatoriaux ou autoritaires ont adapté leurs méthodes de répression à la nouvelle situation. On le voit surtout dans l’usage que ces gouvernements font des technologies de l’information et de la communication (TIC) pour consolider leur pouvoir et/ou exercer une surveillance plus accrue et une répression plus forte sur les citoyens. Dans cet article, nous nous appuierons sur le cas du Niger pour mettre en évidence les multiples formes de répression mises en œuvre par les pouvoirs autoritaires africains en réaction à l’usage croissant des TIC pour élargir l’espace des libertés publiques. Nous nous proposons de démontrer que dans les États autoritaires caractérisés par le dénuement technologique, en particulier un faible accès aux instruments numériques, un faible niveau d’éducation et une faible sophistication de l’appareil d’État, la répression numérique ne se distingue des formes traditionnelles de répression qu’en ce qu’elle vise exclusivement des utilisateurs d’Internet et des réseaux sociaux. |
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