La recherche de l’âme soeur à l’heure des Technologies de l’Information et de la Communication : l’exemple des Camerounaises

Quasi inconnu, il y a une quinzaine d’années, Internet connaît une remarquable percée au Cameroun. Les principaux points d’accès public à Internet, les cybercafés sont littéralement pris d’assaut par les femmes camerounaises. On les appelle les tchatteuses, elles ont envahi les sites de rencontres....

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הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/ticetsociete,
מחבר ראשי: Wame, Baba
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: Tic & société 2011
נושאים:
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
תיאור
סיכום:Quasi inconnu, il y a une quinzaine d’années, Internet connaît une remarquable percée au Cameroun. Les principaux points d’accès public à Internet, les cybercafés sont littéralement pris d’assaut par les femmes camerounaises. On les appelle les tchatteuses, elles ont envahi les sites de rencontres. Elles ont entre 18 et 34 ans, un niveau scolaire peu élevé, et ne sont pas toutes célibataires loin s’en faut, certaines sont mariées et surfent sur Internet avec l’assentiment de leurs maris. En allant sur les sites de rencontres, elles cherchent à changer leur vie et celle de leur famille par le mariage, ainsi qu’à avoir des enfants métis, ce qui semble être particulièrement valorisant dans la société camerounaise contemporaine, à l’image de Yannick Noah, l’une des icônes du pays. Malheureusement, très peu des Camerounaises qui naviguent sur les sites de rencontres trouvent un mari. Plus inquiétant pour les mariées du Net, 60 % d’entre elles finissent dans un réseau de prostitution.