Le christianisme est-il un pouvoir comme un autre ?

L’intérêt de Michel Foucault pour le christianisme s’inscrit dans une généalogie des formes occidentales de gouvernement de soi et des autres dont il constituerait la matrice. En se concentrant sur les cours Sécurité, territoire, population (1978) et Du gouvernement des vivants (1980), l’article che...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/theoremes,
第一著者: Chevallier, Philippe
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: ThéoRèmes 2022
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オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:L’intérêt de Michel Foucault pour le christianisme s’inscrit dans une généalogie des formes occidentales de gouvernement de soi et des autres dont il constituerait la matrice. En se concentrant sur les cours Sécurité, territoire, population (1978) et Du gouvernement des vivants (1980), l’article cherche à déterminer si, dans christianisme tel que Foucault l’analyse, et plus généralement dans le phénomène religieux, il y a ou non des éléments spécifiques qui en feraient des pouvoirs distincts des autres. Si la définition proposée en 1978 du pouvoir pastoral contraint à répondre par la négative, cela ne veut pas dire que Foucault dédaigne les grands systèmes théologiques : ceux-ci viennent même constamment se nouer, dans le cours de 1980, à la réflexion des premiers siècles chrétiens sur la conduite des âmes. Mais leur rôle est de donner une forme singulière aux problèmes que l’actualité pose à une pratique de soi – annonçant ici la notion de « problématisation » – non d’imposer des solutions comme le feraient des « idéologies ». Le phénomène religieux est finalement pour Foucault une manifestation parmi d’autres de cette volonté de se transformer qui habite tout souci éthique de soi. Il convient donc d’en évaluer le coût et les gains en termes de liberté et d’expérience nouvelle de soi.