Croire, douter et ne pas croire
Notre propos est de nous appuyer sur le dernier ouvrage d’Albert Piette afin de nous interroger sur le lien entre le « croire », le doute et le « ne pas croire ». Pour l’auteur, croire, c’est à la fois confirmer un assentiment, oublier que le contenu propositionnel est étrange et enfin, douter c’est...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/theoremes, |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
ThéoRèmes
2014
|
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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openedition-oai:revues.org:theoremes_497 |
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openedition-oai:revues.org:theoremes_497 https://doi.org/10.4000/theoremes.497 urn:doi:10.4000/theoremes.497 fr https://journals.openedition.org/theoremes/497 2014-03-04T01:00:00Z info:eu-repo/semantics/openAccess review info:eu-repo/semantics/review urn:handle:20.500.13089/lgbq https://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/ Croire, douter et ne pas croire ThéoRèmes Association de la revue ThéoRèmes info:eu-repo/semantics/reference/issn/1664-0136 URI:https://journals.openedition.org/theoremes Charlier, Laurence Notre propos est de nous appuyer sur le dernier ouvrage d’Albert Piette afin de nous interroger sur le lien entre le « croire », le doute et le « ne pas croire ». Pour l’auteur, croire, c’est à la fois confirmer un assentiment, oublier que le contenu propositionnel est étrange et enfin, douter c’est-à-dire se souvenir que c’est bizarre. Dans ce cadre, « ne pas croire » est entendu comme « ne pas adhérer » (avec des degrés d’intensité : « ne pas totalement y croire »/« mitiger un assentiment »). Albert Piette présente un axe analytique qui relie ainsi deux pôles (adhérer, ne pas adhérer) et gouverné par un contenu propositionnel ou plutôt par le lien qui unit le croyant à ce contenu. Ce lien est la lucidité (hypo ou hyper) déterminée par le rationalisme. La visée de cet article est de discuter de cette dernière remarque : le « ne pas croire » est-il toujours une remise en cause de l’adhésion ? Nous nous contenterons de fournir « une variation » aux hypothèses d’Albert Piette afin d’introduire une certaine discontinuité : une autre modalité du croire non plus fondée sur l’intensité d’une adhésion en tant que telle (une modulation) mais sur la gestion d’une mobilisation (exercer l’acte de croire ou ne pas exercer cet acte). Our subject based on the Albert Piette's last work, is wondering about the link between "to believe", the doubt and "not believe". For the author, "to believe" is at the same time to confirm an assent and to doubt (that is to remember that it is strange). In this context, "to not believe" is intended as "to not adhere". Albert Piette presents an analytical axis which connects two directions (adhere, do not adhere). This link is the lucidity (hypo or hyper) determined by rationalism. The aim of this paper is to discuss this last remark: "not to believe" is always questioning an adherence. We’ll propose "a variation" in Albert Piette's hypotheses and to introduce a certain discontinuity : another modality of "to believe" not based on the intensity of the adherence but on the management of a mobilization. |
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OpenEdition Journal |
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Notre propos est de nous appuyer sur le dernier ouvrage d’Albert Piette afin de nous interroger sur le lien entre le « croire », le doute et le « ne pas croire ». Pour l’auteur, croire, c’est à la fois confirmer un assentiment, oublier que le contenu propositionnel est étrange et enfin, douter c’est-à-dire se souvenir que c’est bizarre. Dans ce cadre, « ne pas croire » est entendu comme « ne pas adhérer » (avec des degrés d’intensité : « ne pas totalement y croire »/« mitiger un assentiment »). Albert Piette présente un axe analytique qui relie ainsi deux pôles (adhérer, ne pas adhérer) et gouverné par un contenu propositionnel ou plutôt par le lien qui unit le croyant à ce contenu. Ce lien est la lucidité (hypo ou hyper) déterminée par le rationalisme. La visée de cet article est de discuter de cette dernière remarque : le « ne pas croire » est-il toujours une remise en cause de l’adhésion ? Nous nous contenterons de fournir « une variation » aux hypothèses d’Albert Piette afin d’introduire une certaine discontinuité : une autre modalité du croire non plus fondée sur l’intensité d’une adhésion en tant que telle (une modulation) mais sur la gestion d’une mobilisation (exercer l’acte de croire ou ne pas exercer cet acte). |
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