Croire, douter et ne pas croire

Notre propos est de nous appuyer sur le dernier ouvrage d’Albert Piette afin de nous interroger sur le lien entre le « croire », le doute et le « ne pas croire ». Pour l’auteur, croire, c’est à la fois confirmer un assentiment, oublier que le contenu propositionnel est étrange et enfin, douter c’est...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/theoremes,
1. autor: Charlier, Laurence
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: ThéoRèmes 2014
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:Notre propos est de nous appuyer sur le dernier ouvrage d’Albert Piette afin de nous interroger sur le lien entre le « croire », le doute et le « ne pas croire ». Pour l’auteur, croire, c’est à la fois confirmer un assentiment, oublier que le contenu propositionnel est étrange et enfin, douter c’est-à-dire se souvenir que c’est bizarre. Dans ce cadre, « ne pas croire » est entendu comme « ne pas adhérer » (avec des degrés d’intensité : « ne pas totalement y croire »/« mitiger un assentiment »). Albert Piette présente un axe analytique qui relie ainsi deux pôles (adhérer, ne pas adhérer) et gouverné par un contenu propositionnel ou plutôt par le lien qui unit le croyant à ce contenu. Ce lien est la lucidité (hypo ou hyper) déterminée par le rationalisme. La visée de cet article est de discuter de cette dernière remarque : le « ne pas croire » est-il toujours une remise en cause de l’adhésion ? Nous nous contenterons de fournir « une variation » aux hypothèses d’Albert Piette afin d’introduire une certaine discontinuité : une autre modalité du croire non plus fondée sur l’intensité d’une adhésion en tant que telle (une modulation) mais sur la gestion d’une mobilisation (exercer l’acte de croire ou ne pas exercer cet acte).