Théâtre mystique, théâtre ésotérique, l’évolution de Maeterlinck et de Van Lerberghe
Le mysticisme vague de la fin du XIXe siècle tend à confondre mystique et ésotérisme, il importe pourtant de les distinguer pour appréhender l’évolution du théâtre de Maeterlinck et de Van Lerberghe. La rupture profonde, qui sépare pour chacun deux périodes dans leur dramaturgie, reflète l’évolution...
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| Опубликовано в: : | URI:https://journals.openedition.org/textyles, |
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| Главный автор: | |
| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
Textyles
2025
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| Предметы: | |
| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | Le mysticisme vague de la fin du XIXe siècle tend à confondre mystique et ésotérisme, il importe pourtant de les distinguer pour appréhender l’évolution du théâtre de Maeterlinck et de Van Lerberghe. La rupture profonde, qui sépare pour chacun deux périodes dans leur dramaturgie, reflète l’évolution de leur pensée d’abord tournée vers la mystique, puis vers l’ésotérisme. La dramaturgie du dépouillement de leur premier théâtre, qui privilégie le silence et le vide, est mystique. Dans L’Intruse et Les Flaireurs, les figures spectrales ne font qu’indiquer un mystère, qui reste invisible, indicible. Leur second, ésotérique, adopte au contraire une esthétique spectaculaire, où le mystère s’incarne. Pan et L’Oiseau bleu l’expliquent et le donnent à voir par la profusion des couleurs, des objets et des personnages. Cependant l’adhésion à l’ésotérisme est teintée de satire : l’humour y subvertit toute prétention à la gnose, maintenant le doute comme héritage de la première période. |
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