Maisons inhabitables et héritages aliénants
Le présent article étudie deux romans de François Emmanuel – La Passion Savinsen et La Chambre voisine – à partir de leur dispositif spatial commun, celui de la maison familiale qui se fait le théâtre d’une transmission intergénérationnelle aliénante. Notre objectif est d’interroger conjointement de...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/textyles, |
|---|---|
| Glavni autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Textyles
2022
|
| Teme: | |
| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Le présent article étudie deux romans de François Emmanuel – La Passion Savinsen et La Chambre voisine – à partir de leur dispositif spatial commun, celui de la maison familiale qui se fait le théâtre d’une transmission intergénérationnelle aliénante. Notre objectif est d’interroger conjointement deux gestes, celui d’habiter et celui d’hériter, qui se déploient de manière problématique au sein de cet espace littéraire. En effet, les protagonistes de ces romans sont condamnés par leur héritage enfermant à poser des gestes qui ne sont que d’impossibles copies de ceux de leurs ancêtres. Nous appréhendons tout d’abord le motif de la maison, pensée comme un véritable territoire, grâce à plusieurs concepts empruntés à Deleuze et Guattari ainsi qu’à Goetz, ce qui nous permet d’ensuite interroger le geste d’hériter et de pointer ses dysfonctionnements. Nous tâchons enfin de mettre en évidence la façon dont les protagonistes parviennent à inventer une manière nouvelle de se rendre présents au monde en infléchissant leur héritage familial au cours d’une véritable quête identitaire. |
|---|