Traité de littérature

– J’écris pour les autres, comme je voudrais que les autres écrivent, s’ils écrivaient pour moi...– Je veux que la phrase suive la pensée ; qu’elle ne plonge pas un poignard dans un sein, pour m’expliquer, après coup, que ce poignard sortait d’une gaîne et que cette gaîne était rouge.– Pesez chaque...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/textyles,
Autor principal: Baillon, André
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Textyles 2013
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:– J’écris pour les autres, comme je voudrais que les autres écrivent, s’ils écrivaient pour moi...– Je veux que la phrase suive la pensée ; qu’elle ne plonge pas un poignard dans un sein, pour m’expliquer, après coup, que ce poignard sortait d’une gaîne et que cette gaîne était rouge.– Pesez chaque mot et le placez juste où il faut. Avant, il n’a pas encore de force ; après, il arrive trop tard, et s’essouffle, inutile. Tel a déjà sorti sa pensée au complet, qui en est seulement à la moitié ...