Aisthesis et estime sociale. Simmel et la dimension esthétique de la reconnaissance

L’article aborde la question de l’estime sociale à travers une relecture de la sociologie simmelienne. Ce qui fait l’originalité et l’intérêt de la perspective de Simmel est la dimension esthétique qui caractérise la Schätzung dans son double sens d’« estime », la valeur et appréciation positive que...

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Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/teth,
Hlavní autor: Carnevali, Barbara
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: Terrains/Théories 2016
Témata:
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:L’article aborde la question de l’estime sociale à travers une relecture de la sociologie simmelienne. Ce qui fait l’originalité et l’intérêt de la perspective de Simmel est la dimension esthétique qui caractérise la Schätzung dans son double sens d’« estime », la valeur et appréciation positive que l’on peut attribuer à une personne, et d’« estimation », l’acte de déterminer la valeur d’une chose et d’une personne. Cette dimension esthétique de l’estime s’explique par la genèse de l’évaluation sociale dans le phénomène de l’aisthesis, la sensibilité sociale, et notamment dans la perception réciproque et l’ensemble de réactions qu’elle comporte (sensations de plaisir ou déplaisir, états émotionnels, sympathies et antipathies). La détermination de la valeur sociale des personnes s’apparente ainsi au phénomène du goût. Ce rapprochement se déploie par une série d’analyses phénoménologiques fondées sur les catégories d’atmosphère, Stimmung, Oralsinn, et se conclut par une réflexion sur la nécessité de poursuivre l’enquête sur les enjeux esthétiques de la reconnaissance à travers un dialogue critique entre Simmel et Bourdieu.