La reconnaissance distribuée. Estime, respect et autres biens d’identité
S’il est désormais généralement reconnu que nous agissons pour obtenir (cumuler) de l’estime, il reste encore à comprendre la nature de l’estime elle-même, et, surtout, celle de l’opération par laquelle nous attribuons ou refusons de l’estime aux autres. Cet article se propose d’aborder ces deux que...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/teth, |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Terrains/Théories
2016
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | S’il est désormais généralement reconnu que nous agissons pour obtenir (cumuler) de l’estime, il reste encore à comprendre la nature de l’estime elle-même, et, surtout, celle de l’opération par laquelle nous attribuons ou refusons de l’estime aux autres. Cet article se propose d’aborder ces deux questions en élaborant une série de distinctions conceptuelles. En premier lieu, celle qui existe entre le respect et l’estime, entre une forme de reconnaissance inconditionnée, que nous devons aux autres en tant qu’exemplaires de l’espèce humaine, et une forme de reconnaissance variable parce que dépendante de l’évaluation de compétences individuelles. À la différence du respect, la reconnaissance estimative ne tend pas intrinsèquement à l’équité, mais elle opère selon l’exigence de classer un ensemble de prestations. La deuxième distinction est celle entre la reconnaissance et l’estime. Je peux bien, en effet, reconnaître quelqu’un sans l’estimer. La troisième distinction, enfin, porte sur la différence entre ce qui est estimé et les critères selon lesquels nous estimons, à savoir les normes en vertu desquelles les membres d’une collectivité reconnaissent que quelqu’un ou quelque chose, ayant de la valeur, est digne d’être estimé. |
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