Les Bangladais·es en « séjour précaire », un hors-champ social
La notion de « hors-champ social » permet d’articuler les dimensions institutionnelle, spatiale, sensible et épistémique de l’invisibilité sociale et de le saisir comme processus dans lequel sont pris les ressortissant·es du Bangladesh en « séjour précaire » résidant en Île-de-France. En s’appuyant...
Enregistré dans:
| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/teth, |
|---|---|
| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Terrains/Théories
2025
|
| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La notion de « hors-champ social » permet d’articuler les dimensions institutionnelle, spatiale, sensible et épistémique de l’invisibilité sociale et de le saisir comme processus dans lequel sont pris les ressortissant·es du Bangladesh en « séjour précaire » résidant en Île-de-France. En s’appuyant à la fois sur la notion bourdieusienne d’espace social et sur celle d’espace public comme scène sociale d’apparition, il s’agit de montrer que la production institutionnelle du « séjour précaire » induit des pratiques et des stratégies d’invisibilisation ainsi que des circulations et des espaces cachés des regards. Cette invisibilisation sociale et spatiale est redoublée par des perceptions socialisées, en particulier l’attention dans l’espace public francilien, régie dans une situation postcoloniale par les rapports sociaux de classe et de race. |
|---|