Le libéralisme politique face à la neutralité
L’article examine les difficultés du libéralisme politique à assumer la neutralité de l’État par rapport aux conceptions du bien choisies par les citoyens. Dès lors, il s’interroge sur le sens des critiques internes lesquelles, insistant sur les difficultés pratiques de la thèse neutraliste, introdu...
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| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/teth, |
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| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
Terrains/Théories
2018
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| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | L’article examine les difficultés du libéralisme politique à assumer la neutralité de l’État par rapport aux conceptions du bien choisies par les citoyens. Dès lors, il s’interroge sur le sens des critiques internes lesquelles, insistant sur les difficultés pratiques de la thèse neutraliste, introduisent une dose de perfectionnisme dans le libéralisme. Il apparaît ainsi que ce dernier, pour être efficacement défendu, doit faire appel à des valeurs substantielles. Ce mouvement implique un enrichissement de l’idée de neutralité articulé, pour certains, autour de la défense de la tolérance ou, pour d’autres, de celle de l’autonomie. La pensée de John Stuart Mill est ici mobilisée parce qu’elle fournit les moyens de justifier, dans un cadre restant libéral, la préférence accordée à telle conception du bien jugée objectivement meilleure qu’une autre. Alors que le libéralisme politique s’abstient le plus souvent de se demander quelle sorte de créature est l’homme, le libéralisme substantiel, fondé sur la défense de valeurs universalisables, se propose d’articuler anthropologie et politique. |
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