Dire la dette à travers l’argent ou la taire à travers le don

Dans la famille, les aides monétaires régulières sont beaucoup moins fréquentes que les aides irrégulières et le soutien en nature. Pourquoi ? Est-ce, comme on le dit, parce que l’argent, plus que l’aide en nature, instaure une dépendance ? Une enquête par entretiens menée auprès d’allocataires du r...

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Bewaard in:
Bibliografische gegevens
Gepubliceerd in:URI:https://journals.openedition.org/terrain,
Hoofdauteur: Ribert, Evelyne
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: Terrain 2009
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:Dans la famille, les aides monétaires régulières sont beaucoup moins fréquentes que les aides irrégulières et le soutien en nature. Pourquoi ? Est-ce, comme on le dit, parce que l’argent, plus que l’aide en nature, instaure une dépendance ? Une enquête par entretiens menée auprès d’allocataires du rmi et de certains de leurs apparentés montre que ce n’est pas la raison principale. Si l’aide monétaire régulière est exclue, c’est parce qu’elle rend visible l’assistance. Surtout, obligeant fortement, elle compromet la réversibilité des positions de donateur et de donataire, nécessaire à la préservation du lien familial. Dans ce contexte, l’introduction de l’argent, signe de relations familiales conflictuelles, vise à redéfinir les places de chacun au sein de la parenté