Quand les yeux servent de langue

Dans la vie quotidienne comme dans les fêtes, les Gitans d'Andalousie méridionale accordent une grande attention au regard. En semaine sainte, leur ferveur religieuse se différencie nettement de celle des non Gitans, les Payos. Ils refusent de s'engager aux côtés de la classe paysanne, qui...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/terrain,
Autor principal: Pasqualino, Caterina
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Terrain 2007
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Dans la vie quotidienne comme dans les fêtes, les Gitans d'Andalousie méridionale accordent une grande attention au regard. En semaine sainte, leur ferveur religieuse se différencie nettement de celle des non Gitans, les Payos. Ils refusent de s'engager aux côtés de la classe paysanne, qui se livre, par l'intermédiaire de ses costalcros (porteurs de chars de procession), à une démonstration de sa puissance physique, ou de la noblesse et de la grande bourgeoisie qui s'affirment par la solennité de leurs défilés. La dévotion des Gitans est d'une autre nature : ils cherchent à croiser le regard de certaines statues portées en procession et à atteindre ainsi un état de contemplation mystique s'opposant aux actions physiques des Payos.