L’accent français de la harpe

Dans la capitale gabonaise, Libreville, le culte de l’ombwiri consiste à faire parler l’esprit tutélaire dénommé Nana Ngom’Ening. Si cette parole a pour médiateur privilégié la harpe sacrée ngoma, elle peut aussi se faire entendre lors de transes de possession. Nana Ngom’Ening, parce qu’elle est une...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/terrain,
Autor principal: Truffot, Véronique
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Terrain 2026
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Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Dans la capitale gabonaise, Libreville, le culte de l’ombwiri consiste à faire parler l’esprit tutélaire dénommé Nana Ngom’Ening. Si cette parole a pour médiateur privilégié la harpe sacrée ngoma, elle peut aussi se faire entendre lors de transes de possession. Nana Ngom’Ening, parce qu’elle est une femme blanche, s’exprime alors en français. De surcroît, son accent diffère de celui du français du Gabon pour se rapprocher de celui de France. L’article explore cette manifestation vocale dans toute son épaisseur pour en faire entendre l’expression complexe d’une multivocalité qui, en transmettant la parole de l’invisible, condense des enjeux de pouvoir.