La chasse à l’authentique
Ni à l’âge de pierre ni colonisés, les Ankave-Anga de Papouasie-Nouvelle-Guinée sont suffisamment isolés pour que des journalistes aient pu voir en eux « une tribu perdue », alors même que leur « contact » avec le monde extérieur date des années 1950. Leur société n’a pas pour autant été bouleversée...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/terrain, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Terrain
2007
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Ni à l’âge de pierre ni colonisés, les Ankave-Anga de Papouasie-Nouvelle-Guinée sont suffisamment isolés pour que des journalistes aient pu voir en eux « une tribu perdue », alors même que leur « contact » avec le monde extérieur date des années 1950. Leur société n’a pas pour autant été bouleversée par des décennies d’interaction avec l’Etat, l’Eglise et le marché. En même temps qu’ils réfutent les rêves d’authentique des journalistes, les récits « du temps d’avant les Blancs » et l’étude des archives australiennes délimitent paradoxalement une époque et des lieux dont l’histoire a peine à rendre compte. Si une approche inspirée de l’anthropologie historique de l’Océanie permettrait à coup sûr d’analyser les adaptations et la créativité des Ankave confrontés aux agents de la modernité, c’est bien l’anthropologie « conventionnelle » qui paraît la mieux armée pour parler des Ankave d’aujourd’hui et de leurs pratiques les plus banales – celles qui occupent la majorité d’entre eux pendant la majorité du temps. |
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