Grandeur, décadence et legs d’une « femme forte »

Jusqu’à son emprisonnement en 2013 pour son implication dans une double affaire de corruption, l’ex-gouverneure de Banten (Indonésie), Atut Chosiyah, fut la figure centrale de l’oligarchie développée par son père à partir des années 1970. Celui-ci s’appuya sur les réseaux d’« hommes forts » (jawara)...

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הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/terrain,
מחבר ראשי: Facal, Gabriel
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: Terrain 2021
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גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:Jusqu’à son emprisonnement en 2013 pour son implication dans une double affaire de corruption, l’ex-gouverneure de Banten (Indonésie), Atut Chosiyah, fut la figure centrale de l’oligarchie développée par son père à partir des années 1970. Celui-ci s’appuya sur les réseaux d’« hommes forts » (jawara), experts en arts martiaux et figures politiques auxquelles les Bantenois attribuent des pouvoirs hors du commun. Avec la décentralisation et la démocratisation initiées en Indonésie en 1998, les jawara se sont trouvés confrontés à la nécessité de renouveler leur répertoire de communication. L’entrée en scène d’une « femme forte » (jawari) a ainsi répondu à l’impératif historique pour les jawara d’articuler une identité régionale revendiquée à des formes d’action politique effectives, à tendance autoritaire et d’inspiration néolibérale. Le portrait d’Atut Chosiyah permet d’aborder la façon dont ces transformations sociopolitiques ont renouvelé la scénarisation élaborée sur et par les hommes forts.