Réseaux de vivants, solidarités de morts

Dans la société islandaise, les morts font pleinement partie de l’espace social des vivants. Représentant l’antériorité des lignages, ils peuplent les foyers domestiques de leurs descendants. Ce « partage des lieux ».se manifeste notamment par l’habitude, revendiquée par les Islandais, de rencontrer...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:URI:https://journals.openedition.org/terrain,
Prif Awdur: Pons, Christophe
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: Terrain 2007
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Disgrifiad
Crynodeb:Dans la société islandaise, les morts font pleinement partie de l’espace social des vivants. Représentant l’antériorité des lignages, ils peuplent les foyers domestiques de leurs descendants. Ce « partage des lieux ».se manifeste notamment par l’habitude, revendiquée par les Islandais, de rencontrer les morts. En interrogeant ces formes de « rencontres », l’enquête ethnographique, menée dans la région des grands fjords du Nord-Ouest, conduit à observer comment des réseaux de solidarités sont tissés entre les communautés de vivants et de morts. Mais au travers d’eux, c’est aussi un système généralisé d’échanges qui se dévoile ; celui-ci procède par une coopération des morts et des vivants qui s’inscrivent mutuellement dans leurs communautés respectives. La configuration de ce système symbolique s’avère dès lors doublement heuristique. D’une part, son étude révèle des caractéristiques faisant écho à d’autres systèmes identifiés ailleurs, en Europe. D’autre part, elle fournit une nouvelle illustration des relations morts-vivants dans l’ensemble européen des sociétés chrétiennes.