L’art de ne pas être lisible
Discutant la proposition de l’anthropologue James Scott, qui affirme que l’absence de formes d’écritures vernaculaires parmi les minorités des hautes terres de l’Asie du Sud-Est continentale constituerait une des différentes manières de fuir l’État, l’auteur examine neuf écritures retrouvées, créées...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/terrain, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Terrain
2018
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Discutant la proposition de l’anthropologue James Scott, qui affirme que l’absence de formes d’écritures vernaculaires parmi les minorités des hautes terres de l’Asie du Sud-Est continentale constituerait une des différentes manières de fuir l’État, l’auteur examine neuf écritures retrouvées, créées sur fond de violents conflits avec les basses terres. Reconnaissant l’écriture comme un instrument important du pouvoir étatique, les chefs de ces minorités ne se sont pas approprié ses usages bureaucratiques ordinaires. Préférant réserver ce médium à des fins et à des champs très spécifiques, ils ont fait de leurs écritures des instruments symboliques pour la construction d’institutions de résistance quasi étatiques. |
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