Quand les filles ne se taisent plus

Depuis les années 1990, l’explosion des dénonciations et le recours au droit français des femmes kanakes pour pénaliser les violences sexuelles et domestiques dont elles sont victimes apparaît en Nouvelle-Calédonie comme un indicateur d’une renégociation des rapports sociaux de sexe qui, au-delà d’u...

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গ্রন্থ-পঞ্জীর বিবরন
প্রকাশিত:URI:https://journals.openedition.org/terrain,
প্রধান লেখক: Salomon, Christine
বিন্যাস: Article ou chapitre numérique
ভাষা:Français
প্রকাশিত: Terrain 2008
বিষয়গুলি:
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বিবরন
সংক্ষিপ্ত:Depuis les années 1990, l’explosion des dénonciations et le recours au droit français des femmes kanakes pour pénaliser les violences sexuelles et domestiques dont elles sont victimes apparaît en Nouvelle-Calédonie comme un indicateur d’une renégociation des rapports sociaux de sexe qui, au-delà d’une élite éduquée et urbaine, touche aussi les femmes de milieux ruraux. Les transformations induites par la revendication indépendantiste et le tournant politique des accords de Matignon permettent de comprendre le changement rapide dans le seuil des violences tolérées et la mise en cause de leur légitimation dans le droit coutumier. Que les femmes kanakes soient de plus en plus nombreuses à revendiquer la nécessité du consentement dans les relations sexuelles, à affirmer le droit des victimes de viol, à contester l’indissolubilité du mariage et à dénoncer les brutalités des conjoints, constitue un fait social qui exprime la progression d’un nouvel idéal relationnel d’égalité.