Pourquoi coopérer
Notre espèce est la seule où on observe des coopérations fortes, régulières, diverses, risquées, étendues et supposant des sanctions parfois coûteuses entre individus sans relations de parenté. À ce titre, la coopération humaine constitue un défi tout autant à la théorie la plus orthodoxe de l’évolu...
Sparad:
| I publikationen: | URI:https://journals.openedition.org/terrain, |
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| Huvudupphovsman: | |
| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
Terrain
2012
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | Notre espèce est la seule où on observe des coopérations fortes, régulières, diverses, risquées, étendues et supposant des sanctions parfois coûteuses entre individus sans relations de parenté. À ce titre, la coopération humaine constitue un défi tout autant à la théorie la plus orthodoxe de l’évolution, arc-boutée sur la notion de compétition entre individus uniquement préoccupés par leur propre reproduction, qu’à la théorie économique classique fondée sur l’existence d’acteurs « égoïstes » entièrement voués à la maximisation de leurs intérêts. Il y a donc là un fait anthropologique qui demande à être expliqué. L’approche proposée ici consiste à opposer deux formes de la coopération, l’une dite fermée – bornée à la parenté ou au groupe d’appartenance – et l’autre dite ouverte, débordant ces limites. Cette approche a) offre une grille de lecture de la masse considérable de données rassemblées sur la coopération ; b) met en évidence une spécificité d’Homo sapiens : son aptitude à des formes de coopération toujours plus ouvertes ; c) est à longue portée anthropologique, en ce sens qu’elle induit la question des choix politiques qui peuvent favoriser une coopération ouverte ou fermée. |
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