« Chez nous, le sang règne ! »

La quête de l’Afrique apparaît comme une constante depuis la formation des premières grandes maisons de candomblé, les religions d’origine africaine au Brésil, à la fin du xixe siècle. Assimilé à un retour aux sources de nature « mystique » par ses leaders religieux,ce mouvement est également de nat...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/terrain,
第一著者: Halloy, Arnaud
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Terrain 2010
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オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:La quête de l’Afrique apparaît comme une constante depuis la formation des premières grandes maisons de candomblé, les religions d’origine africaine au Brésil, à la fin du xixe siècle. Assimilé à un retour aux sources de nature « mystique » par ses leaders religieux,ce mouvement est également de nature politique dans la mesure où il contribue à la construction d’un discours – non sans l’aide des anthropologues – menant à la hiérarchisation de modèles de la « tradition » fondés sur la proximité présumée avec les « racines » africaines. Je m’efforcerai de nuancer cette analyse en montrant que l’élaboration d’un savoir dit traditionnel dans le culte Xangô de Recife passe avant tout par la valorisation d’un savoir-faire rituel qui trouve sa légitimité dans ses propres conditions de transmission. En d’autres termes, perpétuer ou inventer une tradition consiste d’abord à apprendre à transmettre traditionnellement. Cet article cherche à décrire les propriétés de ce « transmettre » traditionnel à partir d’une analyse du discours des membres du culte sur la « tradition » ainsi que des pratiques qui l’actualisent.