Le cochon est-il l’avenir de l’homme ?
Ces dernières années, des scientifiques ont créé un cochon génétiquement modifié en vue de réaliser des xénogreffes, c’est-à-dire des transplantations d’organes d’animaux chez des patients humains. L’article se penche sur le choix du cochon comme donneur privilégié et sur le geste d’hybridation en s...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/terrain, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Terrain
2013
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Ces dernières années, des scientifiques ont créé un cochon génétiquement modifié en vue de réaliser des xénogreffes, c’est-à-dire des transplantations d’organes d’animaux chez des patients humains. L’article se penche sur le choix du cochon comme donneur privilégié et sur le geste d’hybridation en se focalisant sur les controverses qui ont jalonné le processus d’innovation. L’analyse diachronique montre que, loin d’être « naturel », le choix du cochon comme donneur est récent et qu’il s’est imposé suite à des débats sur l’utilisation des primates. Concernant l’hybridation du corps humain et ses conséquences sur la notion de personne, les scientifiques jouent sur la frontière homme / animal afin de la normaliser : le cochon, car il est éloigné de l’humain, peut être facilement objectivé et donc absorbé. Mais cette distance semble aujourd’hui menacée en raison du discours éthique sur l’animal et des manipulations génétiques sur le cochon qui visent à l’humaniser. |
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